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01/07/2017 -
Cas de mélioïdose en Belgique chez un homme de retour d’Asie du Sud-Est


Auteur : Jacques MORVAN  - Biographie et Liens d'intérêt Lu 800 fois

Les autorités sanitaires de Belgique ont signalé un cas de mélioïdose chez un homme âgé de 71 ans hospitalisé le 16 juin 2017 à l'Hôpital universitaire d'Anvers pour fièvre, douleurs variées et gonflements articulaires. La bactérie Burkholderia pseudomallei responsable de la mélioïdose a été isolée d'une hémoculture. Son état s'est amélioré sous antibiotiques.

L'homme né en Belgique vivait à Pattaya en Thaïlande depuis plus de 10 ans et avait voyagé plusieurs fois au Cambodge.

La mélioïdose (appelée également maladie de Whitmore) est une infection due à Burkholderia pseudomallei (ou bacille de Whitmore) une bactérie saprophyte qui vit dans les sols et à la surface de l'eau. Cette bactérie infecte le mouton, le cheval, le porc, la chèvre, les rongeurs et les singes. La transmission à l'homme se fait de manière indirecte à travers la peau (voie transcutanée) après blessure, quand les patients ont été au contact de la boue ou d'eau contaminée contenant des déjections de rat. La contamination peut également se faire après l'ingestion d'aliments contaminés ou après avoir respiré des poussières contenant le bacille de Whitmore. Les groupes les plus à risque sont les travailleurs agricoles (en particulier ceux impliqués dans la culture du riz) et plus généralement les populations rurales.

La mélioïdose se rencontre essentiellement en Asie du Sud-Est, dans les zones d'endémie, en Australie et dans les îles du Pacifique. Quelques cas sporadiques ont été signalés en Amérique latine et en Afrique.

Cette maladie est particulièrement grave chez les personnes immunodéprimées et se présente sous la forme d'une septicémie ou d'une atteinte pulmonaire grave.

Plusieurs formes cliniques sont décrites :

Les formes aiguës, les formes chroniques, les formes latentes.

  • La forme septicémique suraiguë qui réalise un état de choc septique avec défaillance multiviscérale. La mortalité spontanée est de 100%, Elle est de 50% avec le traitement antibiotique de référence.
  • Les formes aiguës localisées dues à des lésions suppurées, uniques ou multiples (atteinte pulmonaire ; atteintes viscérales abdominales : rate, foie, uro-génitale ; atteinte ostéo-articulaire ; cutanée ; abcès cérébraux)
  • Les formes chroniques avec fièvre au long cours et une atteinte de l'état général.
Le traitement repose sur l'antibiothérapie (ceftazidime) ; dans certains cas, en présence d'un abcès, une intervention chirurgicale est nécessaire.

Conséquences pour le voyageur :

  • Évitez tout contact de la peau avec l'eau de ruissellement, les flaques ou la boue. Portez des bottes hautes et protégez toute plaie avec un pansement.
  • En cas de fièvre après un contact avec de l'eau d'inondation, consultez rapidement un médecin.

Source : Promed.

Lien : http://www.promedmail.org/direct.php?id=20170628.5137064


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