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05/08/2018 -
Foyer épidémique de fièvre hémorragique de Crimée-Congo en Ouganda


Auteur : Claude HENGY  - Biographie et Liens d'intérêt Lu 384 fois

L'Organisation mondiale de la santé indique que 42 cas suspects de fièvre hémorragique de Crimée-Congo ont été détectés dans la colonie de réfugiés de Nakivale, dans le sud de l'Ouganda. 

Dans sa dernière analyse épidémiologique, l'Organisation mondiale de la santé a déclaré que le premier cas, impliquant une femme originaire du Rwanda venant de  République Démocratique du Congo, avait été confirmé par l'Ouganda Virus Research Institute le 18 juillet 2018. 

Elle a présenté un épisode fébrile de quatre jours et une diathèse hémorragique, le 7 juillet. 

Le17 juillet, le mari du cas index était positif à la fièvre hémorragique de Crimée-Congo

Aucun décès n'a été signalé et les deux cas sont en isolement à l'hôpital régional de référence de Mbarara.

Au 17 juillet, des échantillons avaient été prélevés sur 125 animaux, dont 95 bovins, 27 caprins et 3 ovins.

Les efforts pour identifier la source de l'épidémie sont toujours en cours. Les équipes du gouvernement et de l'Organisation mondiale de la santé travaillent sur les réponses aux épidémies. 

Rappels sur la fièvre hémorragique de Crimée-Congo

Le virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo est endémique en Afrique, dans les Balkans, au Moyen-Orient et dans les pays asiatiques au sud du 50ème parallèle nord. Les hôtes du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo comprennent une large gamme d'animaux sauvages et domestiques tels que le bétail, les moutons et les chèvres.

Le virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo est du genre Nairovirus, de la famille des Bunyaviridae. Il peut être responsable de graves épidémies de fièvre virale hémorragique. Il provoque forte fièvre, douleur, nausées et vomissements généralement 3-4 jours après la contamination. Il peut être responsable de formes hémorragiques graves avec un taux de létalité de 10 à 40 pour cent.

La transmission, à l'homme, du virus se fait par piqûre de tique (Hyalomma) ou par contact avec du sang contenant le virus ou des tissus d'animaux immédiatement après l'abattage.

La majorité des cas se surviennent chez les personnes impliquées dans l'industrie de l'élevage, tels que les travailleurs agricoles, les employés des abattoirs et les vétérinaires. Une exposition nosocomiale dans les établissements de soins de santé peut également se produire.

Pour éviter les piqûres de tiques, le voyageur doit prendre certaines précautions :

  • Rester sur des sentiers balisés et éviter les buissons, zones boisées et humides.
  • Préférer des vêtements couvrants (pantalon, manches longues, chaussures fermées).
  • Traiter éventuellement les vêtements avec un insecticide.
  • Protéger les zones de peau exposées avec un répulsif à base de DEET.
  • En fin d'activité, inspecter toutes les parties du corps, afin d'enlever une éventuelle tique dès que possible. Il faut extraire la tique à l'aide d'un tire-tique disponible en pharmacie, ou d'une pince-à-épiler. Il faut éviter d'écraser la tique, de la brûler ou d'appliquer diverses substances.

Pour le voyageur, en cas de fièvre, de rougeur de la peau ou d'autres symptômes nouveaux après une piqûre de tique, consulter rapidement un médecin.

Source : Promed.

Lien : http://www.promedmail.org/direct.php?id=20180804.5941288


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