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03/02/2019 -
Cas humains de rage au Népal


Auteur : Jacques MORVAN  - Biographie et Liens d'intérêt Lu 342 fois

Au Népal, du 7 au 29 janvier 2019, 4 personnes âgées de 12 à 38 ans, résidant dans plusieurs lieux du pays, qui ont été hospitalisées au Sukraraj Tropical and Infectious Disease Hospital (STIDH) et sont décédées de la rage après avoir été mordues par des chiens.

Elles présentaient des signes cliniques typiques comme l'aérophobie et l'hydrophobie au moment de leur admission. Les patients sont morts quelques jours plus tard malgré l'administration d'un traitement vaccinal antirabique.

Selon les rapports annuels des autorités sanitaires du Népal sur les zoonoses à l'Organisation mondiale de la santé animale, le nombre de cas humains de rage, pour les années 2015-2017, ont été respectivement de 10, 13 et 10. On peut supposer que la rage humaine au Népal est sous-déclarée. 

Rappels sur la rage

La rage est une maladie mortelle si elle n'est pas traitée à temps. Le traitement préventif de la rage humaine est très efficace s'il est administré rapidement après le contact avec l'animal porteur.

La contamination de l'homme se fait exclusivement par un animal au contact de la salive par morsure, griffure, léchage sur peau excoriée ou sur muqueuse (œil, bouche). L'animal peut devenir contagieux 15 jours avant l'apparition des premiers symptômes de la maladie et il le reste jusqu'à sa mort. Si l'animal est en vie et ne présente pas de symptômes après une période d'observation de 15 jours à partir de la date d'exposition (morsure ou autre exposition), il n'a pas pu transmettre la rage à la personne mordue.

Pour réduire le risque de contracter la rage, il est recommandé d'éviter tout contact avec des animaux domestiques, des chauves-souris ou avec des mammifères sauvages.

En cas de morsure, de griffure ou de léchage sur une plaie :

  • Il est impératif d'effectuer un nettoyage de la plaie à l'eau et au savon pendant 15 minutes, rinçage, application d'un antiseptique iodé ou chloré, sont indispensables pour limiter le risque infectieux.
  • Il faut ensuite consulter un médecin qui décidera de la nécessité d'un traitement antirabique vaccinal et de l'administration d'immunoglobulines spécifiques antirabiques, en l'absence de vaccination préventive.

La vaccination préventive peut être recommandée pour les expatriés et voyageurs à risque (randonneurs, enfants, cyclistes, spéléologues, sujets ayant des contacts avec les animaux). La vaccination préventive ne dispense pas d'un traitement curatif, qui doit être mis en œuvre le plus tôt possible en cas d'exposition avérée ou suspectée, mais elle simplifie le traitement et dispense du recours aux immunoglobulines, qui ne sont pas toujours disponibles dans les pays en développement.

Pour le voyageur, des informations détaillées sont disponibles sur les sites Mesvaccins.net ou Medecinedesvoyages.net.

Sources : Promed.

Lien : http://www.promedmail.org

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