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31/08/2019 -
Cas de mélioïdose au Japon au retour de Thaïlande


Auteur : Jacques MORVAN  - Biographie et Liens d'intérêt Lu 305 fois

Au Japon les autorités sanitaires de la préfecture de Chiba ont rapporté le 26 août 2019 un cas de mélioïdose chez un homme de 75 ans après un séjour en Thaïlande.

Le patient a présenté depuis le 30 mai une fièvre, puis une septicémie avec choc septique et un abcès du poumon qui ont motivé une hospitalisation le 6 août dans un établissement médical de Kamogawa où il est décédé le jour même et où le diagnostic de mélioïdose a été confirmé. 

Le patient avait séjourné en Thaïlande en février et mars 2019 puis du 15 mai au 26 juin 2019. Au cours du deuxième  séjour il a été hospitalisé le 30 mai pour quelques jours en Thaïlande en raison de troubles de la conscience. 

Rappel sur la mélioïdose

La mélioïdose (appelée également maladie de Whitmore) est une infection due à  Burkholderia pseudomallei (ou bacille de Whitmore) une bactérie saprophyte qui vit dans les sols et à la surface de l'eau bacille de Whitmore, et infecte le mouton, le cheval, le porc, la chèvre, les rongeurs et les singes. La transmission à l'homme se fait de manière indirecte à travers la peau (voie transcutanée) après blessure quand les patients ont été au contact de la boue ou l'eau contaminée contenant des déjections de rat. La contamination peut également se faire après l'ingestion d'aliments contaminés, ou après avoir respiré des poussières contenant le bacille de Whitmore. Les groupes les plus à risque sont des travailleurs agricoles (en particulier ceux impliqués dans la culture du riz), les populations rurales.

La mélioïdose se rencontre essentiellement en Asie du sud-est, dans les zones d'endémie, en Australie, et dans les îles du Pacifique. Quelques cas sporadiques ont été signalés en Amérique latine, et en Afrique.

Elle peut se présenter sous 3 formes :

La forme aiguë présente des symptômes tels que des infections respiratoires. Il existe deux types de mélioïdose aiguë. 

  • La forme septicémique suraiguë, son début est brutal, avec atteinte de l'état général. Une défaillance multi-viscérale s'installe à la suite d'un état de choc septique (insuffisance respiratoire, atteinte neurologique, etc.). Se manifestant par une septicémie, elle est donc accompagnée de vomissements, fièvre élevée, diarrhées profuses, lésions cutanées et des abcès. La mortalité spontanée est inévitable.
  • La forme aiguë localisée vient de lésions suppurées. De manière générale, l'état du patient est déjà atteint et en dégradation. S'ajoute à cela un état de fièvre persistant et une détérioration des poumons (toux, expectoration purulente, etc.). Cette forme de la mélioïdose s'apparente souvent à une tuberculose. Elle implique également de nombreux abcès aux niveaux viscéral abdominal, uro-génital, cutané et neurologique.

La forme chronique apparaît chez les patients ayant séjourné en zone d'endémie, même si ce séjour s'est terminé plusieurs années auparavant. Les symptômes d'une mélioïdose chronique sont une fièvre persistante dans le temps et une dégradation de l'état général du malade. Si les poumons sont atteints, cela peut s'étendre sur plusieurs années, jusqu'à s'apparenter à une tuberculose.

La forme latente due au portage asymptotique du bacille de Whitmore. Le risque premier est la récurrence avec extériorisations cliniques très éloignées de la contagion, jusqu'à 30 ans.

Cette maladie est particulièrement grave quand l'individu souffre de troubles des défenses immunitaires (immunodépression). 

Le traitement repose sur l'antibiothérapie (ceftazidime) et dans certains cas, il est nécessaire d'intervenir chirurgicalement en présence d'un abcès.

Source : Promed.

Lien : http://www.promedmail.org


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