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08/11/2019 -
Anaplasmose chez un cheval en Nouvelle-Ecosse, Canada


Auteur : Jacques MORVAN  - Biographie et Liens d'intérêt Lu 85 fois

Au Canada, un cas d'anaplasmose a été diagnostiqué au laboratoire le 4 novembre 2019 chez un cheval à Yarmouth en Nouvelle-Ecosse.

Le cheval de course âgé de 10 ans se présentait avec les 4 membres gonflés depuis le 30 octobre et a été examiné par un vétérinaire dans une clinique vétérinaire de Wileville.

Selon le praticien entre 10 à 12 cas ont été traités dans la clinique cette année 2019, et tous ont été au cours des 4 dernières semaines. 

La maladie est transmissible à l'homme par les morsures de tiques.

Rappel sur l'anaplasmose humaine :

L'anaplasmose,  anciennement connue sous le nom d'ehrlichiose granulocytaire humaine, est une maladie infectieuse bactérienne transmise par les tiques. La tique, transmet à l'homme Anaplasma phagocytophilum, un pathogène intracellulaire de la famille des Rickettsiaceae. La bactérie cible particulièrement les leucocytes polynucléaires où elle s'installe de façon intracellulaire.

Plusieurs tiques sont le vecteur de la bactérie : la tique à pattes noires Ixodes scapularis dans la partie orientale des Etats-Unis, et Ixodes pacificus dans la partie occidentale. 

La maladie, qui peut être asymptomatique, s'exprime (une à trois semaines après la morsure de tique) par un syndrome grippal aigu et non spécifique (avec fièvre dans 98 % des cas), céphalées (81 % des cas), myalgies (68 % des cas) et signes digestifs possibles (anorexie, nausées, vomissements, maux de ventre dans 50 % des cas environ), ou conjonctivite. Parfois, des pharyngites, une toux ou des lymphadénopathies sont observées (25 % des cas), avec aussi un état confusionnel dans environ 25 % des cas.

La Doxycycline est le traitement de première ligne pour les adultes et les enfants en fonction de l'âge.

Recommandations pour le voyageur : 

  • il n'existe pas de vaccin contre l'anaplasmose ;
  • les zones à risque comprennent les zones boisées, les landes, les parcs et les jardins avec des animaux sauvages ;
  • les tiques sont plus fréquentes d'avril à octobre ;
  • Des activités telles que le camping, les pique-niques, la randonnée pédestre et le cyclisme peuvent augmenter les risques.

La prophylaxie de cette maladie  à transmission vectorielle repose uniquement sur la prévention des piqûres de tique :

  •  Port de vêtements longs, au mieux imprégnés d'un pyréthrinoïde de synthèse ;
  •  Utilisation des répulsifs cutanés, principalement à base de DEET à une concentration supérieure à  20% ;
  •  Surveillance corporelle systématique au retour de promenade en campagne pour retirer les tiques.

En raison des difficultés diagnostiques, en cas de fièvre dans les jours suivant une promenade à risque de piqûres de tiques, il convient de rappeler cette promenade. 

Source : Promed.

Lien : http://www.promedmail.org


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