Cas de typhus des broussailles signalés au Népal

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Au Népal, 22 cas de typhus des broussailles (ou scrub typhus) ont été signalés dans le district de Baitadi depuis la mi-juillet 2021, selon les responsables de la santé. Les cas de typhus des broussailles, une maladie infectieuse bactérienne transmise par les acariens, ont augmenté dans le district cette saison, selon les médecins. L'année dernière l'hôpital n'avait reçu que 2 à 3 cas de typhus des broussailles pendant la saison des moussons.

Le Népal a connu une recrudescence des cas de typhus des broussailles après les tremblements de terre de 2015. Trois mois après les tremblements de terre, le BP Koirala Institute of Health Sciences à Dharan avait donné l'alerte après la découverte de 6 cas avec des formes sévères. L'épidémie s'est intensifiée en 2016, avec 831 cas et 14 décès signalés dans 47 districts à travers le pays et 1435 cas en 2017-2018. Cela a été attribué à des personnes vivant dans des abris temporaires où ils auraient pu être exposés à des trombiculidae (sorte d'aoûtats), mais une partie de cette augmentation peut être due à surveillance renforcée de cette maladie.

Rappels sur le typhus de broussailles.

Le typhus des broussailles, appelé également tsutsugamushi, est une infection bactérienne causée par Orientia tsutsugamushi anciennnement nommée Rickettsia tsutsugamushi ou_Rickettsia orientalis)_, qui appartient à l'ordre des Rickettsiales de la famille des Rickettsiaceae. L'homme est un hôte accidentel de ces bactéries, le réservoir de l'infection est animal (rongeurs, lapins, porcs). La transmission se fait par piqûre de larves de trombiculidés (Leptotrombidium deliense). Ces acariens proches des aoutats vivent habituellement dans des zones broussailleuses des zones montagneuses.

Le typhus des broussailles s'observe essentiellement en Extrême-Orient.

C'est une maladie fébrile aiguë qui se caractérise par un chancre d'inoculation de la peau associé à une éruption (apparition de boutons) sur l'ensemble du corps avec une inflammation des ganglions lymphatiques et une fièvre de deux à quatre semaines. Elle peut impliquer plusieurs organes si le malade n'est pas traité. L'encéphalite constitue une manifestation tardive avec un risque élevé de décès. Le traitement repose sur l'antibiothérapie (tétracycline ou rifampicine dans les formes résistantes). La mortalité est susceptible d'atteindre 25 % des cas qui ne sont pas traités par la doxycycline et éventuellement la rifampicine.

Conséquences pour le voyageur.

Le risque est faible pour les voyageurs mais ceux qui campent ou pratiquent le trekking peuvent être exposés. Pour éviter les piqûres de tiques, le voyageur doit prendre certaines précautions :

  • rester sur des sentiers balisés et et éviter de s'asseoir dans l'herbe ou de passer à travers les buissons, zones boisées et humides ;
  • préférer des vêtements couvrants (pantalon, manches longues, chaussures fermées et chaussettes remontant sur le bas des pantalons) imprégnés d'un insecticide ;
  • traiter éventuellement les vêtements avec un insecticide ;
  • protéger les zones de peau exposées avec un répulsif à base de DEET ;
  • en fin d'activité, inspecter toutes les parties du corps, afin d'enlever une éventuelle tique dès que possible ;
  • extraire la tique à l'aide d'un tire-tique disponible en pharmacie, ou d'une pince-à-épiler ;
  • éviter d'écraser la tique, de la brûler ou d'appliquer diverses substances. Pour le voyageur, en cas de fièvre, de rougeur de la peau ou d'autres symptômes nouveaux après une piqûre de tique, consulter rapidement un médecin.

 

Source : Promed.

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