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20/01/2023 -
Le virus Oropouche en Colombie


Auteur : Jacques MORVAN  - Biographie et Liens d'intérêt Lu 119 fois

En Colombie, selon une étude développée en collaboration entre le Laboratoire de Génomique One-Health de l'Université Nationale de Colombie, Abbott Pandemic Defense Coalition et Global Institut de santé de l'Université du Wisconsin, dans certaines villes colombiennes, 16 % des cas de fièvre sont dus au virus Oropouche.

L'échantillon était composé de 2967 patients dans les villes de Leticia, Villavicencio, Cúcuta et Cali qui ont présenté des maladies fébriles sans cause infectieuse identifiée : la séroprévalence du virus Oropuche était de 16%.

Référence : Ciuoderis KA, et al. Oropouche virus as an emerging cause of acute febrile illness in Colombia. Emerg Microbes Infect. 2022; 11(1): 2645-2657.doi: 10.1080/22221751.2022.2136536.

Rappels sur le virus Oropouche :

Le virus Oropouche est un virus de la classe des arbovirus, de la famille des Bunyaviridae (sérogroupe Simbu), transmis par les moustiques (Culicoides paraensis) de la famille des Ceratopogonidae, présents dans les lieux d'eau stagnante. Il existe un cycle sauvage qui fait intervenir des hôtes comme les primates et les paresseux, et un cycle urbain où l'homme reste l'hôte principal.

La maladie produit des symptômes semblables à ceux de la dengue. Après une incubation de 4-8 jours, les symptômes sont : fièvre, maux de tête, arthralgies, myalgies, frissons, avec parfois des nausées, des vomissements et des signes cutanés. Les symptômes durent de 5 à 7 jours, cependant, la récupération complète peut prendre jusqu'à plusieurs semaines chez certains patients. De rares cas de méningo-encéphalite ont été signalés.

Des épidémies de fièvre à virus Oropouche ont été décrites dans les communautés rurales et urbaines du Brésil, de l'Équateur, du Panama, du Pérou et à Trinité-et-Tobago.

Les mesures de protection individuelle reposent sur la prévention des piqûres de moucherons à l'aide de barrières mécaniques (moustiquaires), de dispositifs insectifuges, de vêtements traités contre les insectes et de répulsifs anti-moustiques. Les insecticides chimiques tels que la deltaméthrine et le N,N-diéthyl-méta-toluamide (DEET) ont démontré leur efficacité dans la lutte contre les espèces Culicoides et Culex.

Source : Emerging Microbes & Infections.

Lien : https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/22221751.2022.2136536


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